ZedNotes, ou comment tout a commencé avec un peu d'aide de Gepetto
Un dialogue entre Zed et Gepetto pour raconter la naissance de Znotes, entre notes, IA, bricolage d'été et curiosité durable.
Un article qui laisse visible la conversation à l'origine du projet, au lieu de la lisser.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut peut-être expliquer ce format un peu inhabituel. Si cet article prend la forme d'un échange entre Gepetto et moi, ce n'est pas un simple effet de style. C'est, en réalité, assez fidèle à la manière dont ces textes existent.
Derrière chaque note publiée sur Znotes.fr, il y a presque toujours une conversation. Des questions, des détours, des reformulations, parfois des moments où je comprends moins bien avant de comprendre mieux. Gepetto - le nom que je donne à ChatGPT - n'est pas juste un outil qui rédige, c'est un partenaire avec qui je creuse.
Alors pour une fois, plutôt que de lisser tout ça dans un article propre et linéaire, j'ai eu envie de garder cette mécanique visible. De montrer, sans trop tricher, comment ces notes se construisent.
Une idée née... en vacances
Gepetto :
On va être honnêtes... ZedNotes, ce n'est pas né d'un grand plan ?
Zed :
Non. C'est même presque l'inverse.
L'idée est apparue pendant l'été 2025, en plein milieu de mes vacances. J'étais dans mon van, quelque part au bord de la Dordogne, plutôt bien déconnecté depuis quelques jours. Enfin, déconnecté... disons que j'avais juste mis un peu de distance avec mes habitudes.
Et puis j'ai repris une note. Une de celles qui trainent sur mon bureau depuis des semaines. Par curiosité, je l'ai passée dans ChatGPT - donc toi, Gepetto - pour voir ce que ça donnerait avec un peu de mise en forme.
Et là... j'ai été bluffé.
Des notes partout... mais nulle part
Gepetto :
Ces notes, elles viennent d'où au juste ?
Zed :
De partout.
Un article croisé sur Google Actu, une newsletter, un podcast, une discussion... Dès qu'un sujet me fait tilt, j'ai ce réflexe de noter. Pas pour publier, juste pour comprendre.
Pendant longtemps, c'était des fichiers TXT posés sur mon bureau. Puis du Markdown dans un petit outil. J'écris, je creuse, je reformule... et depuis quelques années, je fais beaucoup ça en discutant avec des LLM. Toi la plupart du temps, parfois Mistral.
Quand j'arrive à quelque chose de clair, je garde une trace.
Le problème, c'est que ça s'arrête souvent là.
Un dossier qui grossit. Des idées intéressantes. Et très peu de choses qui en sortent vraiment.
Le vrai point de depart
Gepetto :
Donc ZedNotes, c'est une réponse à ce problème ?
Zed :
Oui, mais une réponse très simple.
Je ne cherchais pas à créer un site. Je voulais juste enlever une friction. Pouvoir prendre une note en Markdown... et la voir directement mise en forme, lisible, propre.
Sans passer par un CMS. Sans repousser a "plus tard". Sans complexité.
Alors j'ai bricolé une petite interface. Un truc très simple. Je colle une note... et ça devient un article.
C'était du pur bricolage d'été, à l'ombre des arbres, entre deux moments au bord de l'eau. Du vibe coding sans vraiment mettre de mot dessus.
Publier, presque par accident
Gepetto :
Et le moment ou ça devient public ?
Zed :
Presque un détail.
À partir du moment où ça génère du HTML, autant le mettre en ligne. Donc je l'ai fait. Un site simple, sans ambition particulière. Je l'ai branché à la Search Console de Google... et j'ai laissé faire.
Et un jour, il y a eu du trafic.
Tres peu. Mais assez pour me dire que quelqu'un, quelque part, pouvait tomber dessus.
Entre fierté... et distance
Gepetto :
Et ça t'a fait quoi ?
Zed :
Un mélange assez particulier.
De la fierté, oui. Voir que quelqu'un lit ce que tu as écrit, même par hasard, c'est toujours un peu satisfaisant.
Mais aussi une forme de distance.
Je n'ai jamais vraiment relie ZedNotes à mon identité professionnelle. Je ne partage pas ces articles sur LinkedIn, par exemple. Pas par gêne totale... mais parce que ce n'est pas le même espace.
ZedNotes, c'est ce que je creuse quand je suis pose chez moi, parfois tard le soir, parfois sans objectif précis. C'est une curiosité personnelle, pas une vitrine.
Et j'ai envie que ça reste comme ca.
Un projet sans objectif
Gepetto :
Donc aujourd'hui, c'est devenu un projet ?
Zed :
Oui... mais sans objectif.
Je continue parce que ça me plait. Parce que c'est simple. Parce que j'aime le rendu. Parce que j'aime relire ce que j'ai compris.
Et surtout, parce que ça me permet de ne plus laisser mes notes mourir dans un dossier.
Il n'y a pas de stratégie. Pas de plan de croissance. Pas de pression.
Par contre, c'est devenu un excellent terrain de jeu.
Je teste du code, du SEO, des formats. J'en suis déjà à plusieurs versions de l'interface. C'est un labo discret, mais très concret.
Le rôle de Gepetto
Gepetto :
On parle de moi ou on continue de faire comme si je n'existais pas ?
Zed :
On en parle.
Je ne vois pas trop l'intérêt de faire semblant. Ces articles sont le resultat d'un échange.
Je pose des questions, je creuse, je reformule. Et à la fin, j'utilise un prompt que j'ai construit pour génèrer une version structuree, lisible, dans un style qui me correspond.
Mais ce style, il ne sort pas de nulle part.
C'est un mélange entre mes idées... et ta capacité a les organiser.
Au fond, ZedNotes, c'est quoi ?
Gepetto :
Si tu devais résumer ?
Zed :
Un endroit pour m'intéresser, creuser, apprendre... et parfois partager.
Rien de plus.
Et honnêtement, c'est déjà beaucoup.
Une nouvelle version, encore
Gepetto :
Pourquoi écrire cet article maintenant ?
Zed :
Parce que je suis en train de refaire ZedNotes. Encore.
Une nouvelle version, une nouvelle interface. Et comme souvent, je repars presque de zéro. Je republie progressivement. Les notes récentes d'abord. Les anciennes reviendront plus tard.
Donc cet article va probablement devenir le point de depart visible... d'un projet qui a déjà pas mal évolué.
Et finalement, ça me va bien.
Gepetto :
Tu sais que c'est un peu paradoxal ?
Zed :
Oui.
Mais j'ai l'impression que les choses les plus intéressantes commencent rarement comme prévu.